mardi 18 avril 2017

Chronique : ULI JON ROTH + THEE FUZZ WARR + The MONSTERS



ULI JON ROTH
Scorpions revisited, 2CD
UDR
Au mi-temps des années 80 j’ai été un énorme fan de Scorpions (de ‘Fly to the Rainbow’ à ‘Blackout’ tout était parfait chez eux). J’ai énormément, mais alors là je veux dire énormément écouté deux de leur albums : ‘Tokyo Tapes’ et ‘Blackout’. Soit deux maîtres étalons de leurs deux grandes périodes : avec et sans Uli Jon Roth. Celui-ci les quittant après la sortie du double live ‘Tokyo Tapes’ désespérée par l’évolution Hard Rock macho du groupe.
Suite à quoi il se lança dans une carrière solo où il laissa ses envies de psychédélisme et d’aventures musicales (album enregistré avec un orchestre classique…) prendre le dessus. Publiant des albums qui ont leurs aficionados mais sont loin du succès public énorme de ses ex collègues.
Quand j’ai appris sa venue à Grenoble je suis allé au Metallian Store, 7 Av du Général Champon à Grenoble https://www.facebook.com/MetallianStore pour acheter son dernier disque (depuis est sorti le splendide coffret ‘Tokyo Tapes Revisited’) afin de faire le point sur l’état actuel de son œuvre.
Comme le titre l’indique il rejoue donc les titres qu’il a composés pour Scorpions. Je craignais un truc trop vaporeux mais pas du tout ! Le son est très puissant et les versions certes bien dans l’esprit 70’s Rock Psyché comme le bonhomme les aime, mais aussi musclées et tendues.
Ensuite je craignais que ce disque soit écrasé par mes souvenirs des enregistrements de Scorpions que j’ai tatoués dans mon âme. Là également excellente surprise car ces revisitassions s’éloignent assez des originaux pour en renouveler le plaisir d’écoute !
VIVEMENT LE CONCERT !
[BT]
En concert : Jeudi 27 Avril : ULI JON ROTH (ex Scorpions) joue ‘Tokyo Tapes Revisited’ + Guests, à L’Ilyade, 32 rue de la Fauconnière, à Seyssinet-Pariset


THEE FUZZ WARR
Emporium & overdose, LP, Digital
Area Pirata Rds
Celui-là est un rescapé du capharnaüm qui règne chez moi ! Je l’ai écouté immédiatement après réception comme tout ce qui vient de chez Area Pirata tant ce label distille d’excellents disques. Puis le CD promo s’est perdu dans les piles de disques mal rangés… Finalement par hasard je remets la main dessus et là : PAN je me le mange en pleine gueule. Après seulement une écoute tous les titres me reviennent en pleine gueule.
Le nom de ce groupe vous donne des indications essentielles pour imaginer leur musique.
Garage Punk bien sonique et bien Fuzz. Imaginez Thee Oh Sees qui n’aurait pas perdu ses burnes. Noisy Blues à la chrome Crank, ou une sorte de Pussy Galore en pleine descente de subutex. Parfois même on pourrait penser à un Kraut Rock sale, tribal, répétitif et hanté.
Mais toujours fait en gardant à l’esprit qu’il y a un auditeur au bout de la chaine et donc leurs titres ne se perdent jamais dans des délires de muzicos.
Pour ce 1er album le duo italien (un Last Killers et un Hormonauts quand même) met la barre plus que haut. Au sommet pour un disque accrocheur en diable !!!
[BT]


The MONSTERS
M, LP, CD, Digital
Voodoo Rhythm Rds
Cette jolie pochette pourrait faire croire qu’avec le temps les Monsters se sont calmés. Il n’en est rien ! Du tout ! Et dès l’enchainement des 2 premiers titres on comprend qu’une nouvelle fois on n’est pas là pour rire.
Car oui les Monsters balancent un nouvel album mais ils font ça comme un uppercut vers tous les minets Indie quelque chose, ici on est en plein Trash Primitive Garage Rock’n’Roll qui déglingue. Le quatuor bernois ne sort pas un album uniquement pour commémorer les (presque)  30 ans de leur label, mais surtout parce qu’ils ont la rage et le feu sacré qui dévore leurs entrailles. Alors ils nous immergent dedans afin que l’on baigne dans leurs sucs gastriques pour ronger toutes nos résistances et nous faire adhérer à leur culte !
Un groupe comme les Monsters quand il publie un nouveau disque on se demande toujours si il va être à la hauteur de leurs meilleures œuvres. La réponse est : OUI trois fois oui !
Et si vous ne connaissez pas leur univers musicale sombre sale et rampant Trash et excitant alors vous pouvez parfaitement démarrer par celui-ci pour vous laisser conquérir !
[BT]
En concert : Mercredi 26 Avril : The MONSTERS (Légendes du Garage Trash, Voodoo Rhythm Rds, Bern) + The DEVILS (Duo Blues Trash, Voodoo Rhythm Rds, Naples) + The SLIT PLASTERS (Garage Punk), à La Belle Electrique, à Grenoble



samedi 15 avril 2017

Chronique : CHEMIST & The ACEVITIES + HALASAN BAZAR + SLOKS



The CHEMIST & The ACEVITIES
Sounds From Chemistry Town n°4, LP, CD, Digital
Maloka / Productions Impossible Rds
Avec un nom pareil ça créé des attentes… quand j’ai enfourné le disque j’ai été immédiatement emballé parce que j’ai entendu. Surf Music ‘moderniste’ (école Man… Or Astro Man) ambiance labo de savant fou pour film de SF fauché… Avec même un titre chanté qui les emmène vers le Surf Punk. Ils se qualifient eux même d’Anarcho-Surf. Mais en fait musicalement on est plutôt à un point d’équilibre entre Surf et Garage 90.
Des ambiances bien tissées où l’on sent qu’ils ont intégré ce que la scène Indie à produit depuis 20 ans (Post Rock / Noise / Post Hc) intégré dans une musique Surf indéniablement riche et foisonnante mais toujours précise.
Et excitante en permanence !!!
[BT]


HALASAN BAZAR
Burns, LP, CD, Digital
Requiem Pour Un Twister
Parmi les gens qui transforment tout ce qu’ils touchent en or il y a Halasan Bazar. Son 1er album était déjà merveilleux, celui-ci l’est tout autant si ce n’est plus.
Entre Pop 60’s, Weird Folk, Pop Psyché avec une touche de Garage mais avec élégance ! Super élégante.
Chacune des 11 chansons (et une ghost track) ici présente se classe entre formidable et excellente !
Pour préciser je dirai que cet album évolue dans un registre Pop Folk orchestré mais sans jamais semblé l’être. Légère tout autant que profonde.
Beaucoup de guitare acoustique comme base des chansons qui sont magnifiées par les arrangements de voix, doublées, triplées… et par les chœurs.
Cette musique tire profit de sa belle richesse mélodique et chromatique mais sans tomber dans des excès ni se perdre dans une trop grande luxuriance.
Le parfait équilibre, le juste mélange qui donne toute sa splendeur à un grand album de POP à l’ancienne !
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SLOKS
7’’, digital
Resurection Rds / SOB Rds / Double Face Rds 
Trio turinois bien vénère ! Et qui l’assume. Batterie, guitare et chant féminin arraché !
Du Garage Punk et du brutal. Mais pas seulement. Car la voix et la musique se nourrissent de Post Punk, Hc Core et d’un peu de Noise.
Le tout toujours joué dans un esprit Rock et avec un brin de mélodie.
Sloks c’est des titres (quatre) insidieux et rampants qui s’accrochent bien à vos oreilles pour s’enfoncer profond dans votre cortex.
Super nouvelle ils/elle vont venir jouer dans le coin en septembre pour 3 dates en compagnie des annéciens de Thee Sweeders, j’en salive d’avance !
[BT]                              

mercredi 12 avril 2017

Chronique : The NORVINS + WILD ANIMALS + The MADCAPS


The NORVINS
Turnin’ around with, LP, CD, Digital
Soundflat Rds
En 2017 quitte à faire dans le Garage Revival alors il faut publier un album qui puisse rivaliser avec les maitres étalons du genre. C’est bien l’objectif des Norvins sur ce 4ème album !
Orgue, tambourin, marracas, bongos, harmonica… finalement il y a un moment que je n’avais plus entendu tout ça dans un même disque ce qui rend celui-ci très frais parmi la surabondance d’albums calibrés qui s’accumulent actuellement !
Pour situer le niveau de ce ‘Turnin’ around with’ je dirais qu’il me fait un peu penser au early Cynics ou au Miracle Workers. Rien que ça !!! De quoi poser une stature. Les Norvins se positionnent clairement en tête des meilleurs groupes européens (et donc mondiaux) du genre.
Ce délectable album et ses 12 chansons ayant un goût de reviens-y extrêmement entêtant !!!
Une pure pépite !
[BT]


WILD ANIMALS
Basements: music to fight hypocrisy, LP, Digital
Bcore Disc
Voilà : plonger dans le Pop Core late 80’s et l’Indie Power Pop / Hc mélo / Emo Punk early 90. Du rêve pour ceux qui comme moi ont adoré vivre cette période, ou ceux qui comme les Wild Animals ont le regret de l’avoir manqué. ‘La nostalgie camarade’.
Leur patronyme montre un groupe qui ne cherche pas à se distinguer à tout crin. Le titre de l’album prouve qu’ils sont bien vindicatifs. Mais toujours mélodieux. Une bande de potes qui se donne du plaisir (et c’est communicatif) en jouant la carte de la fidélité à l’esprit et de l’efficacité. Le trio pond des titres très accrocheurs sur ce 1er album qui s’il n’est pas indispensable distille un maximum de plaisir ! Dont il serait stupide de se priver !
[BT]


The MADCAPS
Slow down, LP, CD, Digital
Howlin’ Banana / Beast Rds / Bickerton Rds
3ème album pour les rennais. Déjà. Pourtant ils ne passent pas leur vie en studio car on les voit souvent écumer les salles de France et environs. Ça leur a surement tanné le cuir et fait voir leur musique un peu différemment… Donc les revoici avec un album plus ambitieux et avec plus d’arrangements. Notamment des cuivres qui rappellent parfois l’esprit de ‘Everybody’s in show bizness’ des Kinks, et d’autres fois tirent vers le Jazz des années 40, ou les Aristochats. Certains titres penchent vers le Boogaloo et ont une petite saveur Slow Slushy Boys 90 (une référence qu’on ne va pas coller à tout le monde), certaines fois on frise même le Rocksteady. Le tout dans une ambiance très Pop 60’s. Mature, mais avec encore des couilles. En dépit du fait que le versant Garage Punk de leur musique soit un peu mit de côté pour pencher plus vers la mélodie. Un album ambitieux, jamais chiant et qui atteint son objectif
[BT]
En concert : Vendredi 21 Avril : The MADCAPS (Garage Pop Psyché) + THEE WATCHED VOYEURS (Garage Fuzz Beat), au Baraka, à Clermont-Ferrand
https://www.facebook.com/events/229763754151280/



samedi 8 avril 2017

Chronique : EWEN CHARDRONNET Mojave épiphanie


EWEN CHARDRONNET
Mojave épiphanie, 380 pages, 19 euros
Editions Inculte
Sous-titré ‘une histoire secrète du programme spatial américain’ voici un document passionnant qui se lit avec plus d’intérêt qu’une fiction tant son sujet, son / ses époques (1935 – 1955… des temps où le monde a changé plusieurs fois d’axes) et ses personnages sont bigger than life.
Tout commence au milieu des années 1930 une bande de potes d’universités utilise leur temps libre et les moyens de leur fac pour s’amuser à lancer des fusées qu’ils bricolent eux même de façon empirique en grands fans de Science-Fiction qu’ils sont. Après quelques accidents (on les surnomma le Suicide Squad) et alors qu’ils ont fait de ce hobbit un vrai sujet d’étude les voilà recruté à la veille de la seconde guerre mondiale par les services des armées américaines pour développer des ‘fusées’ qui au départ ont surtout pour objectif de permettre de faire décoller des bombardiers volumineux depuis des pistes courtes… Voilà qui serait déjà assez extraordinaire tant ces recherches les ont mis à la confluence de la physique, des mathématiques, de la chimie et de toutes les techniques les plus avancées de leur époque.
Mais justement l’époque : ils furent adolescents pendant la grande dépression, connurent la petite libération des esprits des mandats de Roosevelt et de son New Deal, puis la guerre et enfin le Maccarthisme et sa chasse aux sorcières dont ils furent victime, alors que Werner Von Braun et sa clique d’ex nazie (non repentis ?) prirent leurs places dans le développent de ce qui amena les américains sur la lune…
Les personnages qui apparaissent ici sont à la fois ballottés par ce destin mais également des acteurs très dynamique et actif de celui-ci.
Par exemple Jack Parsons qui fut celui qui testa et inventa les différents propergols qui firent décoller les différentes formes de fusées pendant des décennies. Il fut également un adepte d’Aleister Crowley le ‘pseudo’ mage et fut un de ces propagateurs en Californie où il créa une communauté qui s’essaya à la magie, l’amour libre et aux drogues… il finit par se faire piquer sa femme et son argent par L. Ron Hubbard (avant que celui-ci ratisse la planète entière avec la dianétique et la scientologie), fut persécuté par le FBI qui le soupçonnait d’être communiste et finit par mourir dans son laboratoire personnel en préparant des effets spéciaux pour un film de SF.
Frank Malina fut lui aussi de ces pionniers et il travailla d’arrachepied pour ce projet de fusées, mais il était également un progressiste un amateur d’art et s’intéressait aux recherches dans des techniques diverses et variées (ce temps permettait encore de se trouver à la croisée des chemins des sciences et des arts, comme une sorte de seconde renaissance). Rapidement au début des années 50 il comprit où l’hystérie anti communiste de son pays allait mener et les risques que cela lui faisait courir en tant qu’homme de gauche, ainsi il partit pour l’Europe où il participât très activement à la création et au développement de l’Unesco. Puis il se lança dans la peinture et créa la revue Léonardo qui depuis 50 ans s’attèle à montrer comment la recherche scientifique et l’Art peuvent se nourrir l’un l’autre.
A travers ces 2 exemples j’espère vous avoir donné envie de lire cette enquête historique. J’avoue m’être régalé à la lecture de ce livre foisonnant qui aborde tellement de domaines différents mais reste abordable quand on est ni un prix Nobel de physique ni un adepte des gnostiques.

[BT] 

mardi 4 avril 2017

chronique : SLOW SLUSHY BOYS + H-BURNS + The VERGE + LAURA COX BAND


The SLOW SLUSHY BOYS
Whelk time, 12 garage shots of rhythm and soul! Vol.6 – 1994/1997, LP
Larsen Rds
Ça fait Plaisir cette compilation ! En dépit du fait que j’ai presque (à l’exception de deux d’entre eux) tous les titres ici présent puisque je suis un très gros fan des Slow Slushy Boys. Cependant en plus du très vif plaisir que j’ai toujours à écouter leur musique, cette compil est là pour faire découvrir aux nouvelles générations à quel point ce groupe a été primordial dans l’Histoire du Garage européen dans les années 90 et 2000 (et continu à l’être par d’autres voies encore aujourd’hui), il n’y a qu’à voir le nombre de labels sur lesquels ils ont sortis des morceaux, sous différents formats… ainsi que les collaborations qu’ils ont fait…
Mais bon tout ça on peut s’en foutre et se concentrer sur ces 12 chansons (8 compos et 4 covers : Real Kids, Outsiders, Shindiggers, The Seven) parce que la musique se suffit tellement à elle-même ! Intemporel leur Rock Garage puise chez les meilleurs et impose une personnalité reconnaissable entre mille. Et ça c’est tellement rare qu’il faut le chérir !!!
Pas d’inédits ici mais que des chansons parues sur des supports qui sont tous épuisés depuis belle lurette !
100% pure Slow Slushy Boys style !!! Le pied total !
[BT]

Album du mois d’Avril de VOIX DE GARAGE
H-BURNS
Kid we own the summer, LP, CD, Digital
Vietnam / Because
Voici le nouvel album du monsieur, cette fois-ci très orienté Indie Pop ultra contemporaine et luxuriante. Sa richesse mélodique est digne des meilleurs compositeurs de bandes originales. Le song writing est arrivé à un niveau de maturité ahurissant.
Très déstabilisant à la première écoute car beaucoup plus posé, apaisé que par le passé cette musique est faite pour transporter l’auditeur dans un univers de sensations et de beautés. Un disque fait pour durer tant il est riche, vibrant et ambitieux. Sur ce ‘Kid we own the summer’ Renaud Brustlein (l’homme derrière le groupe) compose une œuvre ayant une unité de ton qui rend le disque homogène comme jamais ! Comme si toutes ces chansons étaient nées d’un seul jet.
Magnifique (et je pèse mes mots) !
[BT]
En concert : Jeudi 6 Avril : H-BURNS & Bertrand Belin (Indie Pop, release party) +  MOONRITE (Dark Pop Psyché duo), à La Belle Electrique à Grenoble

The VERGE
So close, so far, CD, Digital
Autoproduction
Voilà un groupe qui aurait pu utilement bénéficier des conseils d’un directeur artistique aux temps où les labels avaient encore les moyens d’en avoir un.
Car entre leur nom et cette pochette je ne m’attendais pas du tout à la musique qui est sortie de mes enceintes !
Si le médium est le message le packaging peut et doit orienter l’acheteur potentiel.
Bon alors et la musique dans tout ça ?
Indie Pop entre C86 / Blonde Pop (canal Voice of the Beehive / Darling Dubs) et Pop actuelle légèrement électro + une petite touche Psyché, bref quelque chose qui finalement sonne très 2017.
Ce sextet avec 2 voix (femme/homme) produit un bien bel album complètement emballant où le travail sur le chant (en alternance ou doublé) et les chœurs sert des mélodies qui s’assument parfaitement et se donnent la place pour se développer.
Jamais mièvre ni trop chargé la musique de The Verge picore des choses des 60’s, 70’s, 80’s, 90’s et post 2000 pour donner de l’épaisseur et une certaine unicité à leur propose.
Formidable surprise que voici !

[BT]
LAURA COX BAND
Hard Blues Shot, CD, LP, Digital
Veryccords
Le titre de l’album dit tout et ne ment pas !
Dans un genre qui nous a trop souvent fait subir des grateux qui se répandent Laura Cox et son gang joue serré et balance bien !
Avec un art du riff que ne renierait pas le Angus Young des jeunes années. En plus la voix de la dame accroche bien l’oreille tout autant sur les titres très Rock que sur les passages les plus ‘émotionnels’.
Ce 1er album est parfaitement construit alternant des titres posés ayant un mood bien Southern Blues Rock et des trucs bien plus musclé tirant vers le Hard Blues bien raide comme il convient. En plus les chansons vont direct au but et sans perdre leur temps en bavardage inutiles…
Encore un 1er album  d’un groupe d’ici qui est totalement convainquant et emballant !!!

[BT]


samedi 1 avril 2017

Chronique : SCLAVINE + ABUS DANGEREUX 141 + NOUVELLE REVUE INSTRUCTIVE n°2



SCLAVINE
S/t, 10’’ + CD édition limitée à 100 ex
Rev’Up Rds
Pour sa 2ème sortie Rev’Up Rds poursuit dans l’excellence ! Le titre inaugural avec son gimmick à la Tarzan Girl est tellement accrocheur qu’il peut dans un 1er temps sembler écraser les 4 autres chansons ici présentent. Mais les écoutes suivantes montrent bien qu’on a ici un mini album très homogène et cohérent. Qui prouve que le duo mixte maitrise parfaitement sa musique et en fait ce qu’il en veut, c’est-à-dire : ne pas être réduit à un style, une étiquette, être rangé dans une case.
Cependant pour vous décrire un peu leur musique je dirai imaginé un croisement entre Wire et la Blonde Pop. Wire pour le son abrasif de la guitare et le côté répétitif et bizarre. La Blonde Pop pour la prééminence de la voix féminine et le côté toujours Pop. En dépit de son minimalisme instrumental (guitare voix boite à rythme et basse à pédale) l’ensemble est très riche parce que les mélodies sont là et les moods varié. Piquant un peu au Girl group au New York minimaliste au post Punk et à l’Indie 90. Mais amalgame à la sauce Sclavine !
[BT]


ABUS DANGEREUX n°141
40 pages couleurs + CD sampler 13 titres
5 euros. Abonnement 5 numéros = 20 euros
Ce que j’aime avec Abus Dangereux (en plus de la vanité d’écrire dedans) c’est qu’à chaque fois je vais y découvrir des perles tant l’équipe est constituée de passionnés qui ont les oreilles bien ouvertes ! Cette fois-ci je suis tombé sous le charme de Robert Rotifer et Keegan qui n’en sont pourtant pas à leurs débuts !
Et en plus ça ne s’arrête pas là puisqu’on a droit à un entretient avec Andy Partridge d’XTC la class en personne, et aussi avec Stéphane Guichard des toujours excellents Les Soucoupes Violentes. Sans oublier Gilles Bertin de Camera Silens qui revient un peu sur sa ‘cavale’, Danger Rds, Mesparrow, Watoo Watoo, Romain Humeau, Sun Dial, Megawatts, Lescop, Dan San, Ralegh Long, Summer Brackets, Noyades, The Host, Cheap Star, Ujjaya, Thee Verduns, et 3 pages avec Shannon Wright qui revient sur son brillant nouvel album.
Plus chroniques livres, fanzines, et disques. Si vous aimez le Rock et ses dérivés alors Abus Dangereux vous régalera à chaque sortie !
Les artistes dont le nom est en gras sont présents sur le CD sampler qui accompagne ce n°141 + Mary Bells.
[BT]
Comme à chaque fois à Grenoble vous pouvez retrouver ce numéro chez Disc Orama, 12 rue Gérin


LA NOUVELLE REVUE INSTRUCTIVE Numéro 2 (Février 2017)
52 pages imprimées 5 euros
A chaque nouvelle sortie cette revue fait un bond en avant, que de changements depuis leur n°0. Là le sommaire & la présentation du contenu ont énormément progressés !
Un vrai kif de lecteur, jugez plutôt :
On attaque avec l’affichiste Rock Chuck Sperry, une courte et pertinente histoire de la Surf Music + un papier sur le matos Fender qui à rendu ce style possible. On enchaîne alors judicieusement avec l’interview des Cavaliers tout juste reformés pour fêter les 10 ans de la sortie de leur 1er 45 tours. Les suivants à passer à la question ce sont les Gry Gry’s. On poursuit avec le très instructif dossier (6 pages, 3 interviews) à propos de ‘l’empire’ Soundflat (Records, mail order et bar Rock). On poursuit en paroles et en photos pour une interview strip tease du Reverend Beat Man. Puis 6 pages sont consacrées à Mamie Van Doren (excellent choix). On finit en trombe avec un long compte rendu de la Release Party de Last Night. Un entretien avec le dessinateur Rocker Brutuss 64. Et cerise sur le gâteau mister El’Blaszczyk himself qui parle de sa 1ère incarnation et de son retour.
Chapeau !!!
[BT]


mercredi 29 mars 2017

Chronique : THE STROLLERS + LE MUFFE



The STROLLERS
Falling Right Down!, LP + bonus
Dangerhouse Skylab Rds
Ça fait un moment que Monsieur Bruno le boss du label / magasin de disque Lyonnais parle de cette réédition. En l’écoutant à fond et en heavy rotation depuis quelques semaines je comprends pourquoi il était impatient de l’avoir entre les mains !
Pour dire le vrai j’avais un souvenir très vague de ce groupe.
Donc sa ressortie tombe à pic d’autant que cet album est splendide. Il était originellement sortit en 1999 et c’est la parfaite suite des chefs d’œuvres de la scène Revival Garage Scandinave comme une sorte de suite au mythique « Enjoy the Creeps ». Oui, rien de moins que ça ! Et sur les 20 dernières années ils ne sont pas nombreux à pouvoir prétendre avoir atteint un tel graal ! 
60’s Garage Punk avec orgue, et la puissance du son des groupes High Energy de l’époque, mais sans que ça dénature en rien l’influence principale !
Faut dire que la scène scandinave des années 80 c’est un fantasme dans le genre : Lust-O-Rama, Wylde Mamoths, Stomach Mouths, Crimson Shadows et bien sûr les Nomads… eh bien les Strollers ont repris leur flambeau et maintenu le niveau d’excellence au top en enregistrant un album aux moods variés qui vous captivent sans cesse !
Et comme indiqué sur la pochette dedans ce trouve un lien de téléchargement qui vous permet de récupérer les 11 chansons de cet album + 17 titres enregistrés live. Et là c’est : va chercher bonheur !!!
[BT]


LE MUFFE
Fuoco e fiamme, CD, Digital
Area Pirata
Argh oui ! Un nouvel album tout aussi percutant que le 1er. L’effet de surprise en moins, le plaisir de la confirmation en plus !!!
Garage Punk. Oui vraiment Garage dans l’esprit sans effet de production, et bien Punk dans l’esprit sans fioriture.
Cependant Le Muffe jouent toujours avec des brins de mélodies pour composer leurs chansons. Chantent en italien à la limite du parler (mais avec cette fois le soutien de ‘chœurs’). Et toujours cet orgue très aigrelet à la limite du crispant. Mais c’est tellement bon un groupe qui ne vous caresse pas dans le sens du poil.
Sur ce nouvel album la différence se fait sur la variété des rythmes joués. 12 titres qui passent tout seul en laissant des traces dans votre cerveau et font des dommages à vos conduits auditifs. C’est tellement bon et rare !!!
[BT]