lundi 20 mars 2017

Chronique : SERPENT + MADJIVE + PSYCHOTIC YOUTH



SERPENT
By crossing the plain, LP, CD, Digital
Super Apes Label
J’avais déjà été enthousiasmé par leur précédent et premier album (et je le prouve voyez ici : http://voixdegaragegrenoble.blogspot.fr/2015/09/chroniquejohan-ashertons.html), donc j’attendais / redoutais celui-ci. Qui comme je l’espérais est très très réussit ! Plus que ça même !
Le charme insidieux de ses mélodies torturées agit gravement sur le cortex. Chaque fois un peu plus prenant !
Le groupe joue le changement dans la continuité ! Car on est globalement toujours dans un croisement entre Indie Rock 90 / Post Punk / Rock Garage et Math Rock (voir Math Pop car Serpent ne rechigne jamais à se / nous faire plaisir avec des vraies mélodies), cependant il y a ici des choses qu’on n’entendait pas sur leur 1er album et  notamment un petit orgue aigrelet sur certains titres qui reste très accroché à vos oreilles.
Sur ce ‘By crossing the plain’ Serpent réussit à pondre un mini hit avec le seul titre instrumental du disque : pas mal !
Imaginez un croisement entre Wire les Buzzcocks période excitante et un Pavement qui aurait cessé d’être chiant le tout sonnant totalement 2017. Décidément cette année révèle déjà un paquet d’excellents albums…
Indéniablement celui de Serpent fait partit du lot. Confirmant que bien qu’ils soient relativement discrets c’est un groupe qui compte pour ceux qui sont encore capable d’aimer la musique.
[BT]


MADJIVE
Business first
Autoproduction
Une fois encore ils réussissent le parfait amalgame entre High Energy R’n’R, Garage Punk, Power Pop, Punk 77.
Les guitares rugissent et riffs tellement bien qu’on se croirait en Scandinavie à la grande époque (early 80 et / ou late 90), voire parfois chez les Supersuckers. Mais Madjive ne copie personne et se forge un style personnel modernisant leurs héritages pour créer une Rock à guitare qui sonne résolument 2017 !
Ça balance et ça swing à plein temps pour supporter des guitares incroyablement ciselées et parfaitement mélodieuse. Là-dessus vous poser une voix qui colle idéalement à l’esprit Rock de l’ensemble et vous voici avec une des réussite du genre !
[BT]
  

PSYCHOTIC YOUTH
The voice of summer, LP, CD, Digital
Screaming Apple / Waterslide Rds
Quand j’ai demandé à mon dealer habituel (Monsieur Bruno, Dangerhouse Lyon) : « il est comment le nouveau Psychotic Youth ? » il m’a répondu : « Si tu as aimé les autres tu ne seras pas déçu par celui-là ! ».
Et il avait raison !
Maintenant je me demande même si ça n’est pas celui que je préfère ?
18 ans après les suédois reviennent ! Voici un album qui est une sorte de fantasme, un idéal. Le mix parfait entre Power Pop et innocence Garage. De l’entrain et de l’envie… Celui de vous trimballer dans une décapotable avec une belle pépé pour aller jusqu’à la plage et surfer !!!
Oui tout ça : Power Pop / Garage / Surf et du High Octane R’n’R et même une petite touche Punk 77 (dans le camp des Damned et des Boys). Le tout avec un son très moderne, totalement actuel : acéré mais aéré !
Le top !!!
[BT]

mardi 14 mars 2017

Chronique : PARLOR SNAKES + THE DEVILS + FANSCENE



PARLOR SNAKES
S/t, LP, CD, Digital
Hold On Music / Wagram
La vache il est drôlement balaise ce disque. Et comme sa pochette le laisse penser : incandescent !!!
Rock avec quelques accents bluesy, mais résolument moderne, jamais revivaliste ou passéiste, bien que totalement conscient de l’Histoire qu’il perpétue. Des accents Pop, parfois même Indie, et aussi un petit côté Garage plus des fulgurances ‘noisy’ jamais grossières, et surtout 11 excellentes chansons, où les mood et les tempos sont variés et permettent une installation profonde dans la musique de Parlor Snakes si remplie d’intensité !
Ce 2ème album les parisiens sont allé l’enregistré chez Matt Verta Ray qui leur a sculpté l’écrin idéal pour leur musique : soyeux mais Rock quoiqu’il arrive !!!
Si le groupe n’hésite pas à composer des ballades c’est surtout la voix et la guitare qui se taillent  forcément la part du lion. Et ceci grâce à une rythmique qui tisse la sous couche idoine pour cette musique : inspiré, diverses, précise et chaude. Parfois la présence discrète de l’orgue vient encore renforcer l’impact des chansons qui vous explosent toujours en bouche en un bouquet de saveurs revigorant !
[BT]
En concert : Jeudi 16 Mars : PARLOR SNAKES (Garage R’n’R), au Brin de Zinc, à Chambéry – Barberaz
Et :
Vendredi 17 Mars : PARLOR SNAKES (Garage R’n’R), au Bouffon de La Taverne, à Genève


The DEVILS
Sin, you sinners!, LP, CD, Digital
Voodoo Rhythm Rds
Si on additionne un et un on arrive (au nombre de membres de The Devils) vite à comprendre pourquoi ils sont sur Voodoo Rhythm Rds : la même utilisation outrageante des uniformes religieux (voyez la pochette de cet album et comparez là avec la celle du Tribute album consacré aux Monsters), le même son Pur Trash, le côté frustre et cru de leur musique… tout concours à les avoir fait remarquer par Beat Man !
Titres courts et percutants avec un son épais mais jamais inécoutable. La voix féminine, tour à tour agressive ou mélodieuse est prépondérante mais parfois celle du gars vient se mêler à la fête Blues Trash Garage de The Devils.
Ouai, pas de doute ils sont parfaitement à leur place chez Voodoo Rhythm Rds !!!
[BT]
En concert : Mercredi 26 Avril : The MONSTERS (Légendes du Garage Trash, Voodoo Rhythm Rds, Bern) + The DEVILS (Duo Blues Trash, Voodoo Rhythm Rds, Naples) + The SLIT PLASTERS (Garage Punk), à La Belle Electrique, à Grenoble


FANSCENE
French Poetry Revisited, CD
Paisley Archive / Detour Rds
Je ne connaissais pas ce groupe suédois qui en 1997 avait sortit le EP ‘French poetry’ qui a été très vite épuisé, malheureusement rien d’autres n’avait été publié ensuite. Paisley Archive / Detour réédite le single, ainsi que ce CD compil avec 16 titres et putain ça calme !
De la Power Pop à son meilleur !
Egalement dignes héritiers des groupes scandinaves de Garage Punk revival des 80’s et sorte de pré Hives. Avec leur style insouciant et trépidant Fanscene fascine ! De quoi charmer les fans de Kurt Baker, avec un style bien diversifié. Orgue Garage 60’s sur certains titres, mélodies évoquant la scène Power Pop américaine des années 80, Mod Power… Parfois à la limite du Pop Punk et avec des éléments qui n’auraient pas dépareillé chez certains groupes Cool Britania…Dans la lignée des Barracudas de ‘Drop Out’ !
LA CLASS !!!
[BT]


mardi 7 mars 2017

Chronique : HOLD STATION + CYANIDE PILLS + The BITERS + The ROUTES



HOLD STATION
Jockoid Tales, CD
Autoproduction
Un de ses groupes qui lorgne vers les early 70’s Mais pas que !!!
Une touche Bluesy Psyché, elle-même tempérée de Soul, un côté late 60’s, un soupçon de Rock 80 (entendez les Only Ones, ce genre d’école), un poil de Boogie venant du Sud, complexifient et décuplent l’intérêt des 5 titres de ce 1er mini album.
Tout comme le son simple, franc et dépouillé. Et la voix avec son débit mi chanté mi parlé, capable de se moduler : du cri à l’incantation, se pose comme une rose sur la musique de Hold Station.
Comme le dernier morceau construit autour d’une trompette nous fait naviguer vers un Rock planant, mâtiné de Jazz, ça ouvre de bonnes perspectives pour la suite !
[BT]
En concert : Jeudi 9 Mars : HOLD STATION (Heavy Psyché Blues), au Trankilou, 45 Bd Joseph Vallier, à Grenoble


CYANIDE PILLS
Sliced & diced, LP, CD, Digital
Damaged Goods Rds
Putain 18 chansons sur un LP c’est gonflé, mais le pari de ne jamais lasser est réussi haut la main !
Les Cyanide Pills sont de fins mélodistes qui balancent leur Power Pop musclé avec morgue et une énorme élégance. Il la croise avec du Punk 77 finement ouvragé.
On pourrait les poser à équidistance de The Briefs et Kurt Baker. Avec pas mal de fragrances Glam R’n’R.
Plein de titres sautillants qui font dodeliner de la tête en chantant les refrains ultra accrocheurs. Le quintet de Leeds varie bien les rythmes & mood, les mélodies sont présentes en permanence et leur chanteur module sa voix, changeant même de registre en fonction de ce que la chanson nécessite ! Yeah Rock It Baby !
[BT]
En concert : Vendredi 10 Mars : CYANIDE PILLS (Power Pop excellente, Uk) + BAD CHICKEN (Punk Rock), au Trokson, à Lyon. Entrée libre


The BITERS
Electric blood, LP, CD, Digital
Earache Rds
Finalement je dirais que ça n’est pas une si grosse surprise de voir ce quatuor américain signé sur ce label très étiqueté ‘Metal’. Car les Biters ont toujours additionné leur Power Pop d’une bonne dose de riffs à la AC/DC. Mais avec une grande finesse mélodique et un son pas trop gras qui les a immédiatement distingués. Et ça continue sur ce nouvel album bien savoureux. Si parmi leurs influences les 4 d’Atlanta citent régulièrement Cheap Trick ils parlent aussi des Boys, ce qui les situe pas mal musicalement.
Au finale c’est du bon vieux Rock’n’Roll mélodique et énergique qui doit autant au Heavy Rock qu’à une certaine idée de l’efficacité du Punk 77 et de la Pop avec des burnes.
Aussi étonnant que cela puisse paraitre pour un groupe existant depuis si longtemps et dont le nom circule autant ce ‘Electric Blood’ est leur 1er véritable album (ah les problèmes de management et de line-up…) après une poignée de mini Lp très savoureux !
10 chansons qui régalent bien par un groupe de gars plus fins et malins qui y parait, gouailleurs comme le Rock devrait toujours être, et qui pondent des morceaux immédiatement évidents.
[BT]
En concert : Jeudi 9 Mars : The BITERS (Glam Garage R’n’R, Usa), au Thunderbird Lounge, à Saint Etienne


The ROUTES
In this perfect hell, LP, CD, Digital
Groovie Rds / Dirty Water Rds
Le fantasme ultime de tout groupe garage Punk s’est de réaliser un album qui soit aussi emballant qu’un volume de Back From The Grave. Eh bien voilà ce qu’ont réalisés ces japonais sur leur 5ème album !
Qui plus est en restant loin des clichés et du Garage standardisé. Car sur ce nouvel album Chris Jack et sa ‘bande’ ne nous balance pas un disque ‘à la manière de’ comme ils l’avaient fait jusque-là mais ils mélangent tout ce qu’ils aiment pour se trouver une vraie personnalité !
60’s Garage / Surf / Psych Punk / Proto Post Punk / Indie 90 / The Hives / R&Beat / Fuzz Rock… mettez tout ça dans un shaker et secouez bien fort. Ce nouveau cocktail japonais vous nettoiera les conduit avec un fort goût de reviens-y à base de mélodies attachantes et de titres imparable !
[BT]


mercredi 1 mars 2017

Chronique : CAMELSPIDERS + BATMOBILE + The MASONICS



CAMELSPIDERS
One second, CD, Digital
Autoproduction
Voilà un groupe qui défend une certaine idée du Rock. Un truc chaud, sale et humide… Et ferraillant à coup de guitares…
Et pour bien rendre ce côté chaud sur leur 1er album ils ont décidé de l’enregistrer dans leur studio de répèt’ (basic track en live, puis en rajoutant des éléments ici et là), et de donner aussi à entendre des titres directement captés sur scène. Le tout montrant bien un groupe qui excelle sur scène, et également sait composer des chansons qui sont du Rock éternel dans ce qu’il a de meilleur c’est-à-dire avec une bonne dose de mélodies, de peps, de puissant et de finesse.
Résultat nous voici avec un disque du fait de ce choix de production au son incandescent et compact : celui d’un vrai gang qui joue du ROCK.
Lignée australienne mais par son versant mélodieux (Hoodoo Gurus et les Stems font partis des covers dont ils aiment régaler le public), avec un œil à la fois sur une certaine scène Garage, et l’autre vers le Glam (NY Dolls pour un amour commun du R’n’R originel). Pas impossible que les Dogs et toute cette scène Rock with class à la française les ai bien fait triper aussi (ainsi on pourrait voir une connexion grenobloise : Batmen / Chameleon’s Day). De même pour les éléments du Punk 77 qui savaient torcher des chansons.
Car c’est avant tout ça les Camelspiders : un gros sens du riff, une rythmique solide et qui joue droit, un chanteur capable de moduler sa voix pour coller sur les mélodies afin de pondre de vraies bonnes chansons de Rock.
Avec tout ce qu’il faut dedans pour qu’on s’en souvienne longtemps.
Et ils nous en desservent 18 sur ce 1er album (en 54 mn) qu’ils arrivent à rendre parfaitement digeste grâce à ce petit quelque chose en plus qui fait la différence entre les bons groupes et ceux qu’on aime !
[BT]
En concert : Jeudi 2 Mars : CAMELSPIDERS (High Octane Rock’n’Roll) + PYTT (Folk Rock) + LES OLIBRIUS (Rock Alternatif), à L’Engrenage, 27 rue Jean Prevost, à Grenoble. Prix libre.


BATMOBILE
Brand new blisters, LP, CD
Butler Rds / Music On Vinyl
J’ai conscience que je vais encore choquer (comme quand je dis que je ne suis ni fan des Cramps, ni des Sonics, ni des Stooges… je comprends parfaitement l’importance historique de ces groupes cependant ils ne reviennent jamais sur ma platine et dépit du fait que je possède la majorité de leurs albums) mais je n’ai jamais écouté les Batmobile avant cet album.
1er constat il y a là des chansons qui fonctionnent dès la 1ère écoute et qu’on chantonne dès la 2ème !
Donc en dépit de la longue pause (20 ans quand même) les Batmobile reviennent avec un album où ils prouvent qu’ils excellent toujours. Amalgamant tous les éléments indispensables à ce style : titres enlevés avec contrebasse qui se régale… Riffs & staccato Surf… mid tempos imprégnés de 50’s R’n’R… petits moments façon crooner…
Bref l’héritage Punk installé dans la musique des héros oubliés du Rock’n’Roll originel, avec toujours de la class et du swing !
[BT]


The MASONICS
Oberman rides again, LP, Digital
Dirty Water Rds
Ben oui les Masonics sont de retour ! Ce dont je me serais probablement bien branlé si je n’avais pas reçu cet album en promo. Car si je possède une paire de singles/EPs des Masonics je n’ai jamais été très fan, d’autant moins que la Medway Scene ne m’a jamais fait vibrer outre mesure.
Cependant de nombreuses écoutes de ce nouvel album montrent un groupe au sommet de son art ! Les compositions et la production ne sont pas abordées par-dessus la jambe (ce qui était trop fréquent dans cette scène à mon avis). Les Masonics ne révolutionnent pas le genre mais en extraient ce qu’il peut proposer de mieux !
Toujours entre R&Beat sauvage à l’anglaise et Trash 50’s R’n’R joué sans trop de fioritures mais avec ce qu’il faut de tension et de talent pour que je m’éclate de bout en bout et que je réécoute régulièrement cet album !
[BT]


vendredi 24 février 2017

Chronique : FRUSTRATION + H-BURNS + CHICKEN SNAKE + PAN n°3



FRUSTRATION
Empire of shame, LP, CD, Digital
Born Bad Rds
J’avoue que quand cet album est sorti je me suis dit : “à quoi bon j’ai déjà tous les autres”. Et puis il est vrai que la pochette ne m’inspirait pas. Suite à leur très intense prestation à La Bobine (où le groupe a été bien meilleur que le public : normal ‘ici c’est Grenoble’) je me suis jeté sur ce « Empire of shame » Grand bien m’en a pris !
On attaque immédiatement dans le vif du sujet avec ‘Dreams, laws, rights and duities’ un des tubes de ce disque (oui je dis bien : un des tubes de cet album). Et là il n’y a plus de doutes à avoir, si Frustration a été le précurseur (il y a 10 ans) de toute cette vague actuelle du revival 80 Post Cold Wave, les briscards parisiens prouvent une fois encore qu’ils gardent plusieurs longueurs d’avance sur la concurrence !
Avec ce pur disque dans le style unique de Frustration nous voici en possession de 10 nouvelles chansons constituant un album tout autant varié qu’homogène. Extrêmement construit. Puissant par son énergie et par la force de ses compos. Pas de temps mort et encore moins de moments faibles. Au contraire !
[BT]


H-BURNS
Kid we own the summer, LP, CD, Digital
Vietnam / Because
Voici le nouvel album du monsieur, cette fois-ci très orienté Indie Pop ultra contemporaine et luxuriante. Sa richesse mélodique est digne des meilleurs compositeurs de bandes originales. Le song writing est arrivé a un niveau de maturité ahurissant.
Très déstabilisant à la première écoute car beaucoup plus posé, apaisé que par le passé cette musique est faite pour transporter l’auditeur dans un univers de sensations et de beautés. Un disque fait pour durer tant il est riche, vibrant et ambitieux. Sur ce ‘Kid we own the summer’ Renaud Brustlein (l’homme derrière le groupe) compose une œuvre ayant une unité de ton qui rend le disque homogène comme jamais ! Comme si toutes ces chansons étaient nées d’un seul jet.
Magnifique (et je pèse mes mots) !
[BT]
En concert : Mardi 28 Mars : WOODS (Psyché Folk Garage, Usa) + H-BURNS (Indie Rock), à l’Epicerie Moderne, à Feyzin (69)
Et :
Jeudi 6 Avril : H-BURNS & Bertrand Belin (Indie Pop, release party) +  MOONRITE (Dark Pop Psyché duo), à La Belle Electrique à Grenoble


CHICKEN SNAKE
Tombstone N Bones, LP, Digital
Beast Rds
Je ne connaissais rien de ce groupe et c’est Monsieur Bruno de chez Dangerhouse qui m’a convaincu de le découvrir. Evidement le fait que ce soit sorti par Beast Rds est une indication indéniable de qualité.
Pourtant dans la mesure où ceci est leur 4ème album et au vu de leur pédigrée : Jerry Tell (ex Honeymoon Killers, Boss Hog, Chrome Cranks, Knoxville Girls) et sa femme Pauline Tell (ex Jerry Tell & The Big City Stompers) j’aurai déjà dû croiser la route de Chicken Snake !
En tout cas c’est une belle révélation que voici !
Blues hanté, Trash R’n’R, Death Country… chanté en duo masculin / féminin selon un équilibre fluctuant et subtile. Un univers sombre, rampant, mais avec toujours un rayon de lumière au bout du tunnel.
Attention, quand j’écris Blues je ne parle pas d’un truc de branleur de manche, mais bien au contraire une musique qui gratte vos cicatrices jusqu’à l’os. Une musique humaine.
De plus le quatuor paritaire (2 femmes, 2 hommes) vit à la Nouvelle Orléans donc on peut ressentir sans tomber dans l’exagération littéraire l’influence d’une part du bayou et d’autre part d’une certaine culture ‘gothique’ du Sud profond. Le tout mélangé avec un côté urbain agressif très New York fin 80.
Bref un album sur lequel il faut s’arrêter !!!
[BT]

PAN n°3
28 pages A5 noir & blanc, 3 timbres
J’avoue que j’aime beaucoup lire ce fanzine parce qu’il n’est constitué que de chroniques (disques, BDs, livres, films, albums live…) sans se soucier de l’actualité ou d’une dictature du bon goût ! Des choix uniquement perso et très assumé ! Par un vieux briscard (un mec de plus ou moins mon âge) qui s’assume parfaitement et revendique sa subjectivité ! Avec des choix variés puisant à la fois dans le Punk, Hard Core, Hard Rock, Garage, ‘classic Rock’… Bref un assez gros pied de nez à toutes ces scènes de niches : genre j’aime ça et je vous pisse à la raie. La vraie attitude Fuck you des Punk avant qu’ils ne deviennent une caricature. Moi ça m’éclate à chaque fois et la rubrique albums live et un pied total, vu que moi aussi j’adore ça !
[BT] 

mardi 21 février 2017

Chronique : KING SALAMI + CUT + ROTTEN EGGS n°33 + PAMELA HUTE



KING SALAMI & The CUMBERLAND 3
Goin’ back to Wurtsville, LP, CD, Digital
Dirty Water Rds
Je vois bien ce que certain pisse froids pourraient dire à propos des Cumberland 3 : « ils font toujours le même disque ! ». Ce qui est à la fois faux, et totalement injuste.
Car au vu de la qualité des compositions ici présente (pas moins de 14 perles), de l’excitation que le groupe transmet et du plaisir que je prends à écouter ce disque je ne vois pas pourquoi ils devraient changer quoi que ce soit…
D’autant que l’adjonction de cuivres sur quasiment chaque titre montre bien que King Salami et ses boys ne stagnent pas…
Un disque idéal pour se donner la pèche pour se lever le matin ou pour se préparer pour la soirée du samedi !
Rhythm & Blues, Exotica, Surf, Garage, R’n’R, Beat, Trash… : PARTY MUSIC ! Yeah Baby Yeah !!!
14 chansons aussi importantes que les péchés capitaux !
[BT]


CUT
Second Skin, CD, Digital
Area Pirata / Dischi Bervisti / Anti Pop Rds / Bare Bones Productions
6ème album pour ce trio italien qui existe depuis 21 ans !
Nom, titre, pochette… dès le départ tout concours à ce que je sois surpris de retrouver cet album sur Area Pirata Rds (certes c’est une co-prod…). Musicalement on aurait bien vu Cut chez Swami Rds tant les italiens font penser à Rocket From The Crypt. Les cuivres dans leur Post Hc mélodique tirant un Rock Garage tendu et incandescent favorisent cette comparaison. De fait Cut est totalement un groupe des 90’s et s’assume en tant que tel ! Pratiquant un Rock Indie comme on savait le manier à l’époque mais débarrassé de ses tics de production. Ce disque bénéficiant du son puissant comme les meilleurs savent le faire actuellement !
Cut est donc à ranger avec les meilleurs groupes qui savent (ou savaient) mélanger finesse mélodique, rythmiques variées et grande intensité émotionnelle, type Hot Hot Heat / Hot Water Music etc. ça met la barre haute.
Et Cut saute en dessus !
[BT]


ROTTEN EGGS SMELL TERRIBLE n°33
44 pages A4 noir & blanc, 3 euros + port
Chouette un de mes fanzines préféré qui sort un nouveau numéro. Pour celui-ci son rédacteur à eut le renfort d’autres activistes du fanzinat français, ce qui donne un numéro 33 de très haute tenue comme toujours chez REST mais avec en plus une présentation claire et facile à lire.
Au sommaire : une interview de la chanteuse accordéoniste du groupe Punk Julie Colère, une nouvelle (avec suite au prochain n°), un entretien avec le chanteur des revenants de Torquemada (Skin & Punk des 90’s), une interview du batteur (français) des ‘londoniens’ de King Salami & The Cumberland 3, une aventure de Fred Fortgono, un entretien avec The Headliners (excellent groupe Power Pop Mod Skin), puis c’est le chanteur des Washington Dead Cats (Psychobilly) qui répond aux questions, un papier nous présente le groupe Rhythm & Soul The Ready Mades, et on finit avec un long entretien avec Val des fanzines Guérilla Urbaine / Aliénation, Thrash Rds & shop (Le Havre mi 80 jusqu’au mi 90). Et comme tout zine qui se respect on a droit à des chroniques concerts (2 pages), disques, livres et fanzines.
Comme toujours REST c’est le plein de choses à découvrir et à apprendre !
[BT]


PAMELA HUTE
Highline, LP, CD, Digital
My Dear Recordings / Kuroneko
J’ai suivi avec intérêt ses récents EPs et j’étais assez impatient d’écouter son 3ème album. Mais je ne pensai pas succomber aussi complètement et aussi rapidement sous son charme.
11 chansons.
Je veux dire : 11 CHANSONS !
De la Pop de maintenant. Tirant pas mal vers l’Indie, et vers le Folk et par moment assez (post) moderne. Mais surtout de la POP Music qui s’assume en tant que tel ! Avec de vraies belles mélodies surmonter d’une voix toute aussi belle, sobre mais allant vers plusieurs registres tout en conservant sa personnalité.
Musicalement souvent dépouillées et simples les chansons de Pamela Hute peuvent parfois être ambitieuses et complexes.
Un album ultra emballant, homogène mais très varié. Une totale réussite !
[BT]


mercredi 15 février 2017

Chronique : SMUTT + JAMES LEG + CYANIDE PILLS + SCUBA DRIVERS



SMUTT
EP, Vinyle, Digital
Alps Cretin / Urgence Disk
Le quintet annécien revient enfin avec un EP 4 titres de pur Punk Rock vindicatif qui fait saigner des dents.
Mais qui reste aussi véritablement mélodieux en dépit du fait que ça attaque fort, joue vite (un clin d’œil vers la 1ère vague Hc californienne) les chansons déboulent mais se retiennent facilement.
Les raisons d’être en colère sont nombreuses et Smutt aime balancer des baffes mais heureusement pour ses auditeurs ils savent faire plus et mieux ! ça tire un peu vers le Garage Punk abrasf (genre Teengenerate comme nettoyeur d’esgourdes) et putain que c’est bon !
[BT]
En concert : Jeudi 16 Février : SMUTT (Punk Rock) + STUMBLING PINS (Punk Rock mélo), à L’Engrenage, 27 rue Jean Prevost, à Grenoble. Prix libre.
Et :
Vendredi 24 Février : SMUTT (Punk Garage Punk) + LE REPARATEUR (Punk), à l’Alterlocal, à Cran Gevrier (Annecy)
Et :
Samedi 25 Février : SMUTT (Punk Garage Punk) + ALAWANEGAINE (Punk Rock) + LE REPARATEUR (Punk), au Brin de Zinc, à Chambéry – Barberaz


JAMES LEG
Blood on the keys, LP, CD, Digital
Alive Rds
Merde alors il enchaine très vite après son excellent album sorti en 2015. Celui-ci est tout aussi bon ! Je dirai même encore meilleur !!!
En tout cas très très varié, plus que d’habitude, avec un côté Tom Waits qui me ravie, et étend encore la palette musicale du gars James Leg. Ça peut aussi rappeler le meilleur de Gallon Drunk. De très grosses références que je ne dégaine pas pour n’importe qui tant elles sont écrasantes. Mais là Monsieur James Leg à les épaules, et le talent pour supporter la comparaison.
Un disque super varié notamment en matière de rythmiques qui parfois sont même assez loin des standards Rock…
Ce qui est très bon et rend l’album palpitant dans son intégralité et fais ressembler chaque nouvelle écoute à une exploration sonore !
Au top !
[BT]
En concert : Jeudi 16 Février : JAMES LEG (Garage Groove excellent et intense, Usa) + LAST MINUTE PANIC (Blues Punk), à l’Usine, à Genève
Et :
Vendredi 17 Février : JAMES LEG (Garage Groove excellent et intense, Usa) + MOONRITE (Dark Pop Psyché duo), au Sonic, à Lyon
Et :
Mardi 21 Février : JAMES LEG (Garage Groove excellent et intense, Usa) + CHEAP WINE (Heavy Psyché Blues), au Raymond Bar, à Clermont Ferrand
Et :
Jeudi 23 Février : JAMES LEG (Garage Groove excellent et intense, Usa) + The NORMA JEAN BAKER’S UNDERWEARS (Noisy Garage), au Mistral Palace, à Valence


CYANIDE PILLS
Sliced & diced, LP, CD, Digital
Damaged Goods Rds
Putain 18 chansons sur un LP c’est gonflé, mais le pari de ne jamais lasser est réussi haut la main !
Les Cyanide Pills sont de fins mélodistes qui balancent leur Power Pop musclé avec morgue et une énorme élégance. Il la croise avec du Punk 77 finement ouvragé.
On pourrait les poser à équidistance de The Briefs et Kurt Baker. Avec pas mal de fragrances Glam R’n’R.
Plein de titres sautillants qui font dodeliner de la tête en chantant les refrains ultra accrocheurs. Le quintet de Leeds varie bien les rythmes & mood, les mélodies sont présentes en permanence et leur chanteur module sa voix, changeant même de registre en fonction de ce que la chanson nécessite ! Yeah Rock It Baby !
http://damagedgoods.co.uk
[BT]
En concert : Vendredi 10 Mars : CYANIDE PILLS (Power Pop excellente, Uk), au Trokson, à Lyon. Entrée libre


SCUBA DRIVERS
S/t, CD, Digital
Nineteen Something
Ça ça fait vraiment plaisir !
Nineteen Something continue son travail d’exhumation des fleurons de la scène française de la fin des 80’s / 90’s. Cette fois-ci c’est le tour du quatuor de Périgueux dont j’adore le mini album qui était sorti chez Spliff Rds. Qui avait un gros défaut : être trop court avec ces 5 chansons. Cette fois-ci je suis rassasié avec 19 titres au compteur !
Les Scuba Drivers pratiquaient un Rock à guitares hyper classieux dans la tradition des Dogs. Mais avec une vraie personnalité ! Ils préfigurent même certaines choses que l’on entendra dans la scène Indie 90, et si le groupe avait perduré il aurait surement connu une forte reconnaissance.
Bon les reprises présentent sur ce CD (avec pas mal de titres venant de compil + des live) peuvent vous indiquer des choses : Les Boys, le Sonic’s Rendez-vous Band, les Hitmen et les Gorillas. Vraiment qu’une idée assez imprécise car si on peut les rapprocher des Shifters (même époque même pays et surement les mêmes influences) on entend chez les Scuba Drivers aussi des relents des Thugs (de leur versant le plus mélodieux), Hüsker Dü (même remarque), Buzzcocks, et peut-être même un poil de Paisley Underground.
Bref à 4 ou à 5 (avec un son plus musclé mais toujours orienté mélodie) les périgourdins assuraient un max et tentaient une percé vers une direction qui leur était propre. Et ça fait toujours le même effet !
[BT]